Cotisations CARPIMKO en hausse en 2026 : que faut-il comprendre ?

Vous êtes infirmier libéral et vos cotisations CARPIMKO ont augmenté en 2026 ? Cette évolution s’explique notamment par une réforme du calcul des cotisations sociales. Pour comprendre son impact réel, il faut regarder aussi ce qui change du côté de l’Urssaf.

La Fédération nationale des infirmiers (FNI) explique cette hausse par une réforme nationale applicable aux travailleurs indépendants. Elle modifie la répartition des prélèvements : moins de CSG-CRDS, mais davantage de cotisations pour la retraite.

Une nouvelle base de calcul

Auparavant, les cotisations sociales et la CSG-CRDS étaient calculées sur deux bases différentes. La réforme instaure une assiette commune, applicable aux revenus de 2025 déclarés en 2026.

En parallèle, les règles de cotisation évoluent. Pour la retraite de base, le taux de la première tranche passe de 8,23 % à 8,73 %. Pour la retraite complémentaire, la cotisation forfaitaire disparaît au profit d’une cotisation proportionnelle de 8,70 %, avec un minimum et un maximum. Ces changements visent à renforcer les droits à la retraite.

Une hausse à regarder dans son ensemble

Une augmentation de l’appel CARPIMKO ne signifie donc pas nécessairement une hausse équivalente de l’ensemble de vos charges sociales. Il faut comparer les cotisations CARPIMKO et Urssaf, en tenant compte des régularisations et de votre situation personnelle.

La CARPIMKO recommande de conserver l’éventuel remboursement de l’Urssaf pour financer le supplément de cotisations retraite. Les deux opérations pouvant intervenir à des dates différentes, il est utile de prévoir une réserve de trésorerie.

Et votre préparation personnelle à la retraite ?

Cette réforme est aussi l’occasion de faire le point sur vos futurs revenus. Même si les cotisations ouvrent des droits, votre pension doit être comparée au niveau de vie que vous souhaitez conserver à la retraite.

Le plan d’épargne retraite (PER) permet de constituer progressivement un complément personnel. Les versements peuvent être déduits du revenu imposable, dans les limites applicables. À la retraite, l’épargne peut être récupérée en capital ou en rente, en tenant compte de la fiscalité à la sortie. Les fonds restent en principe bloqués jusqu’à la retraite, sauf exceptions légales.

Pour les professionnels qui emploient des salariés, l’épargne salariale peut également être étudiée. Sous conditions, le dirigeant peut en bénéficier avec son équipe, notamment grâce à un PEE ou à un PER collectif alimenté par l’intéressement et l’abondement de la structure.

Commencer tôt permet de répartir l’effort d’épargne sur davantage d’années. En complément des régimes obligatoires de base et complémentaires, la capitalisation aide à diversifier ses futurs revenus. Les placements doivent toutefois être choisis selon ses besoins, son horizon et les risques que l’on accepte.

Êtes-vous prêt pour votre retraite ? Prenez contact via le formulaire de notre page « Contact » pour convenir d’un rendez-vous découverte et faire le point sur votre préparation à la retraite.